Nous le commençons avec beaucoup d'appréhension : le mauvais temps, les inondations, la pénurie de carburant suite aux blocages de l'arrivage...mais au fur et à mesure où les kilomètres défilent notre moral tout comme le temps, se met au beau fixe .
A midi nous arrivons au Bugue sur Vézère . Nous traversons de grosses flaques d'eau laissées par la Vézere qui a une fâcheuse tedance à quitter son lit à la moindre contrariété !! Nous pique-niquons pourtant dans l'herbe à proximité, sous un beau ciel bleu pendant que la rivière très haute, charrie d'énormes flots boueux !
Puis visite du village du Bournat: C'est un village 1900 construit dans les années 1990 qui retrace la vie rurale dans le Périgord ; Chacun peut y retrouver ses racines, (n'oublions pas que la France de cette époque est essentiellement rurale.) Une charmante animatrice nous en fait une visite détaillée .
Liliane M vous en parle:
28 Mai – Le village du Bournat
La visite débute par un arrêt devant un cabanon nommé cazelle en Dordogne, construit en pierres calcaires
en forme de rotonde. La toiture sans charpente est constituée de lauzes disposées en quinconce et en équilibre ce qui exigeait un travail minutieux. Une journée était nécessaire pour réaliser un
mètre carré .
L'ouverture était de petite taille. A l'intérieur, il était possible d'y attacher un animal à une pierre qui dépassait.
A son faîte, une pierre surélevée annonçait la fin de la construction.
Le feuillardier
C'est un artisan qui fabrique des cercles en bois pour les tonneaux. Il en fallait 4 ou 8 selon sa dimension .
Le feuillard c'est une branche de châtaignier ou de saule d'environ 2,50- 3m que l'on fendait sur un appui, lorsqu'il était vert .Il était ensuite raboté, cintré. Le tonnelier lui donnait sa taille définitive.
A ce jour, les feuillardiers sont environ 250. Ils ont entre 60 et 80 ans .
Le lavoir

Tout en frottant ou battant le linge avec une palette de bois, nos grands-mères, à genoux sur leur selle, se racontaient les cancans du village. Parfois, ce moment se terminait par un plongeon
dans la rivière. Elles portaient un mouchoir de tête qui exprimait la place que chacune occupait: la pointe sur le côté, c'était une femme mariée, cachée c'était une veuve, libre c'était un cœur
à prendre. C'est aussi une époque de grande pudeur, jupes et robes étaient longues et souvent sombres. (LilianeM.)
Le village est beau, calme, peu de visiteurs, et nous ne boudons pas notre plaisir ; Après la visite traditionnelle, nous flânons au gré de nos envies : je retrouve avec joie l'atelier de ferronnerie , (l'univers de mon père) puis ce sont les ailes du moulin à la Daudet qui nous attirent Michèle et moi : le chant d'un moulin qui moud ,c'est absolument magique....visite de la petite chapelle d'antan au son d' Amazing Grace, puis l'antique fête foraine d'antan où nous jouons comme des enfants !

Nous serions bien restées....; mais la Vézère ayant décidé de quitter son lit à nouveau , nous ramène aux réalités: il est grand temps de partir car notre car n'est pas un char amphibie ; nous partons pour Montignac , notre lieu d'hébergement...
Si vous voulez plus d'images, retrouvez l'album du Bournat en cliquant sur le lien:
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