« LES FILLES DE LA MARCHE »
SORTIE DU 23 NOVEMBRE 2010
L’ILE MADAME
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Température 7°, mais généreux soleil, pas un souffle de vent, nous sommes une dizaine « de filles de la marche » qui partent allègrement en direction de la plus petite des îles du pertuis charentais : l’île Madame ; autrefois rattachée au continent et reliée aujourd’hui par la « Passe-aux-Bœufs », voie submersible naturelle formée de sable et de galets grossiers, elle est bordée de spartines utiles pour retenir la vase, accessible uniquement à marée basse et en morte-eau.
Ile lumineuse en forme de fer à cheval rocheux, havre de paix et de sérénité, ses rivages sont constitués essentiellement de rochers et de petites falaises grises et blanches.
Temps frais, mais idéal pour marcher et respirer les senteurs iodées de l’île ; sur la passe, nous foulons les galets qui roulent sous nos chaussures, les tournepierres à colliers sautillent à la recherche des petits animaux dissimulés entre les algues, seul bruit : les véhicules des ostréiculteurs qui partent à la marée.
Nous commençons par la côte Nord de l’île sans oublier de faire un détour à la Croix des Galets que certaines d’entre nous découvrent pour la première fois et empruntons un passage côtier buissonneux, puis un sentier escarpé « le chemin du mourier » bordé de carrelets colorés, une magnifique crique s’offre à notre regard avec, en premier plan, le puits des insurgés construit sur un rocher et accessible par une passerelle, et nous avons sur Fouras et l’île d’Aix une vue imprenable avec une luminosité qu’un peintre nous envierait.
Au passage, dans un petit fourré, nous cueillons quelques rosés des prés ainsi qu’une plante herbacée blanche l’achillée millefeuille qui se conservera en fleur séchée ; tout en marchant, nous pouvons suivre des yeux le vol circulaire d’un rapace et entendre le cri rauque des mouettes.
A l’extrémité de l’île, lieu propice des pêcheurs à pied et ostréiculteurs : la «Passe-aux-Filles » et une longue série de rochers « Les Palles » s’étendant sur plus de 3 kilomètres, nous en profitons pour faire une courte pose et admirer le paysage que bien de parisiens nous convoiteraient.
Peu d’habitations, au centre, une ancienne fortification militaire et quelques maisons dont une ferme aquacole qui pratique l’élevage des huîtres, palourdes, bars, salicorne, exploitation de marais salants mais aussi ferme auberge.
Puis, sur la côte ouest, nous pouvons apercevoir une enfilade de carrelets, quelques petites plages de galets avec peu de sable, de nombreux moutons paissant dans les prés salés ; ici, tout est silence.
Enfin, nous sortons de l’île et retournons à Port-des-Barques en longeant la côte des falaises et carrelets très abîmés par la tempête Xynthia.
Très belle balade d’environ 8 kilomètres et à la semaine prochaine à Saint Laurent de la Prée.
Merci Annie de nous avoir permis de partager ce moment !